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31 mai 2021

Ultimes vertus de l'oisiveté

"Comme un badaud" : Portrait du poète en jeune retraité (Faire place, 2013)

Une conférence à deux voix, avec la participation de Jean-Pierre Lemaire

Cette dernière soirée du cycle consacré à l'oisiveté fut l'occasion d'entendre une grande voix de la poésie contemporaine, grande par sa simplicité et son exigence : nous l'avons entendu parler à travers ses textes mais aussi en chair et en os, puisque Jean-Pierre Lemaire nous a fait l'amitié de sa présence et a pris lui-même la parole.

Comme pour les précédentes conférences, en raison des mesures sanitaires toujours en vigueur, seuls les étudiants, enseignants et personnels de Sainte-Marie de Neuilly ont pu assister physiquement à celle-ci.

Le lien de la soirée enregistrée sera communiqué par mail aux participants. Les textes de la soirée seront accessibles en ligne sur cette page.

Ainsi s'achève donc un cycle sur l'otium qui nous a portés pendant deux années. Un immense bravo et de sincères remerciements à Christophe Bourgeois pour son enthousiasme et sa sensibilité poétique qu'il nous a transmis tout au long de ce parcours littéraire ! Nous avons déjà hâte de découvrir le programme du prochain cycle à la rentrée prochaine !

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L’homme en toutes lettres

Cycle de conférences littéraires à Sainte-Marie de Neuilly proposé par Christophe Bourgeois

« Nous ne nous comprenons que par le grand détour des signes d’humanité déposés dans les œuvres de la culture. Que saurions-nous de l’amour et de la haine, des sentiments éthiques et, en général, de tout ce que nous appelons le soi, si cela n’avait été porté au langage et articulé par la littérature ? » (Paul Ricœur, Essais d’herméneutique).

Les œuvres littéraires ont une manière singulière de révéler l’homme à lui-même : telle est l’intuition de ce cycle. Chaque soirée est l’occasion de découvrir ou de redécouvrir sous un jour nouveau une œuvre, à partir d’extraits lus et commentés. Ce cycle n’exige aucune compétence spécialisée : il s’adresse à tous les amoureux des lettres.

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Année 2020 – 2021

Vertus de l’oisiveté (2) : la raison du flâneur

A côté du loisir lettré et de la retraite, l’oisiveté du sage prend aussi parfois l’allure vagabonde de la promenade ou de la rêverie. Ce sont alors d’autres lieux qu’elle privilégie : non pas la bibliothèque, la cellule ou le jardin clos mais les chemins et les rues ouverts à tous vents, où l’on déambule, seul ou au milieu des foules, sans but, disponible aux expériences imprévues et fugaces. Ni assigné à un lieu – ni confiné – l’esprit cherche à vivre sans entrave. Trouver en soi cette allure n’est pas céder à la culture du zapping, du surfing ou de la dispersion : la liberté du flâneur est une étrange discipline, qui consiste moins à se disperser qu’à se ressaisir.

 

Si vous souhaitez recevoir avant chaque soirée les textes sur lesquels nous réfléchirons, merci, dans la mesure du possible, de vous inscrire par mail à l’adresse suivante : lhommentouteslettres@free.fr